MUKAZA, 4 fév (ABP) – A l’occasion de la commémoration du 35ème anniversaire de la Charte de l’Unité Nationale, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) a rendu public, le mercredi 4 janvier 2026, un communiqué de presse dans lequel, il formule plusieurs recommandations visant à renforcer l’unité nationale au Burundi.

Selon le président de l’OLUCOME, Gabriel Rufyiri, l’unité nationale constitue l’affirmation que tous les Burundais, indépendamment de leur appartenance ethnique, régionale ou religieuse, forment une seule et même nation. Elle repose sur le refus de toute forme de discrimination et sur l’engagement à promouvoir l’équité au sein des institutions. Elle se manifeste également par l’encouragement du dialogue et de la tolérance, afin de surmonter les divisions historiques.

La Charte de l’Unité Nationale est ainsi conçue comme un socle fondamental pour prévenir les conflits et consolider durablement la paix.

Pour que cette charte soit effectivement consolidée, M. Rufyiri estime qu’il est indispensable de mettre en application, de manière effective les engagements contenus dans plusieurs documents fondamentaux, notamment : la Charte de l’Unité Nationale ; l’Accord d’Arusha ; les pactes internationaux relatifs aux droits économiques ; sociaux et culturels ainsi qu’aux droits civils et politiques.

D’autres engagements évoqués par le président de l’OLUCOME sont contenus dans les documents : de la vision 2040-2060 ; du Plan National de Développement (PND) révisé, de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption ; ainsi que dans le document de stratégie pour la stabilisation macroéconomique.

Il souligne la nécessité de renforcer certaines institutions clés, en particulier le Conseil National de l’Unité Nationale et de la Réconciliation (CNUNR) et la Direction générale de la paix, de la réconciliation et des droits de l’homme, afin de rendre leurs actions plus visibles et plus efficaces auprès de la population.

Par ailleurs, le président de l’OLUCOME appelle à une lutte accrue contre la corruption et à la proscription de toute action susceptible de perturber l’unité nationale, notamment les discours de haine.             Il plaide pour une amélioration de la qualité de l’éducation, avec un accent particulier sur l’éducation civique, ainsi que pour l’élaboration d’un recueil des valeurs d’ « Ubuntu » qui devrait être enseigné à toutes les couches de la population burundaise.

Enfin, M. Rufyiri recommande de limiter les naissances et de mettre en application la politique de villagisation sur l’ensemble du territoire national, estimant que ces mesures contribueraient à une meilleure cohésion sociale et à un développement harmonieux du pays

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